<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><CONCLUSION NNC="YES" xmlns:fmx="http://opoce" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:noNamespaceSchemaLocation="http://formex.publications.europa.eu/schema/formex-05.58-20161101.xd"><BIB.CONCLUSION><REF.CASE FILE="n.a."><NO.CASE>C-844/19</NO.CASE></REF.CASE><NO.CELEX>62019CC0844</NO.CELEX><NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2021:58">EU:C:2021:58</NO.ECLI><NO.SEQ>0001</NO.SEQ><PAGE.FIRST.ECR>1</PAGE.FIRST.ECR><PAGE.SEQ>1</PAGE.SEQ><PAGE.LAST.ECR>11</PAGE.LAST.ECR><PAGE.TOTAL>11</PAGE.TOTAL></BIB.CONCLUSION><CURR.TITLE><PAGE.HEADER><P><HT TYPE="SC">Conclusions de M<HT TYPE="SUP">me</HT> Kokott – Affaire C‑844/19</HT></P><P><HT TYPE="SC">technoRent International e.a.</HT></P></PAGE.HEADER></CURR.TITLE><TITLE><TI><P><HT TYPE="UC">Conclusions de l’avocate générale</HT></P><P><HT TYPE="UC">M<HT TYPE="SUP">me</HT> Juliane Kokott</HT></P><P>du <DATE ISO="20210121">21 janvier 2021</DATE><NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0001"><P>Langue originale : l‘allemand.</P></NOTE></P></TI><STI><P><HT TYPE="BOLD">Affaire C‑844/19</HT></P><P>CS,</P><P>Finanzamt Österreich, anciennement Finanzamt Graz-Stadt</P><P>Autres parties à la procédure :</P><P>Finanzamt Österreich, anciennement Finanzamt Judenburg Liezen,</P><P>technoRent International GmbH</P><P><HT TYPE="NORMAL">[demande de décision préjudicielle formée par le Verwaltungsgerichtshof (Cour administrative, Autriche)]</HT></P></STI></TITLE><INTERMEDIATE><INDEX IDX.CLOSE=" »" SEPARATOR=" – " IDX.OPEN="« "><KEYWORD>Renvoi préjudiciel</KEYWORD><KEYWORD>Droit fiscal</KEYWORD><KEYWORD>TVA</KEYWORD><KEYWORD>Directive 2006/112/CE</KEYWORD><KEYWORD>Article 183</KEYWORD><KEYWORD>Remboursement de l’excédent de taxe sur la valeur ajoutée (TVA)</KEYWORD><KEYWORD>Versement d’intérêts en cas d’augmentation a posteriori de l’excédent de TVA ou de réduction a posteriori de la dette fiscale</KEYWORD><KEYWORD>Absence de mesures de transposition nationales</KEYWORD><KEYWORD>Application directe d’une directive</KEYWORD><KEYWORD>Application par analogie d’une directive non pertinente</KEYWORD><KEYWORD>Directive remboursement (directive 2008/9/CE)</KEYWORD><KEYWORD>Article 27</KEYWORD><KEYWORD>Interprétation du droit national conforme au droit de l’Union</KEYWORD></INDEX></INTERMEDIATE><CONTENTS.CONCLUSION><GR.SEQ LEVEL="1"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="BOLD">I.</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD">Introduction</HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0001"><NO.P>1.</NO.P><TXT>La présente procédure soulève la question de savoir si la directive dite <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0001" ID="QS0001"/> TVA <QUOT.END REF.START="QS0001" CODE="00BB" ID="QE0001"/> accorde à l’assujetti un droit direct à obtenir des intérêts en ce qui concerne un excédent de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ou un droit à remboursement de la taxe versés seulement a posteriori. Selon les indications de la juridiction de renvoi, la République d’Autriche n’a pas prévu de réglementation relative au versement d’intérêts en ce qui concerne la TVA. Les règles existantes en ce qui concerne le versement d’intérêts pour d’autres types de taxes ne pourraient pas être interprétées en conformité avec le droit de l’Union et appliquées à la TVA.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0002"><NO.P>2.</NO.P><TXT>Une autre directive (la directive dite <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0002" ID="QS0002"/> remboursement <QUOT.END REF.START="QS0002" CODE="00BB" ID="QE0002"/>) contient cependant un droit directement applicable à obtenir des intérêts pour les excédents de TVA remboursés a posteriori aux assujettis établis à l’étranger et qui n’ont pas réalisé d’opérations sur le territoire national. On peut se demander si cette directive peut être appliquée ici par analogie.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0003"><NO.P>3.</NO.P><TXT>Même s’il devait être répondu par la négative à cette question et qu’un droit directement applicable à obtenir des intérêts ne pouvait pas non plus être déduit de la directive dite <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0003" ID="QS0003"/> TVA <QUOT.END REF.START="QS0003" CODE="00BB" ID="QE0003"/>, la Cour pourrait néanmoins fournir le cas échéant des indications supplémentaires qui seraient utiles en vue d’une possible solution du litige, conforme au droit de l’Union.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ><?PAGE NO="2"?><GR.SEQ LEVEL="1"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="BOLD">II.</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD">Le cadre juridique</HT></TXT></NP></TI></TITLE><GR.SEQ LEVEL="2"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">A.</HT></HT></NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">Le droit de l’Union</HT></HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0004"><NO.P>4.</NO.P><TXT>L’article 90 de la directive 2006/112/CE du Conseil, du <DATE ISO="20061128">28 novembre 2006</DATE>, relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0002"><P><REF.DOC.OJ COLL="L" NO.OJ="347" PAGE.FIRST="1" DATE.PUB="2006">JO 2006, L 347, p. 1</REF.DOC.OJ>.</P></NOTE> (ci-après la <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0004" ID="QS0004"/> directive TVA <QUOT.END REF.START="QS0004" CODE="00BB" ID="QE0004"/>) concerne la réduction de la base d’imposition et dispose ce qui suit :</TXT><P><QUOT.S LEVEL="1"><PARAG IDENTIFIER="090.001"><NO.PARAG><QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0005" ID="QS0005"/> 1.</NO.PARAG><ALINEA>En cas d’annulation, de résiliation, de résolution, de non-paiement total ou partiel ou de réduction de prix après le moment où s’effectue l’opération, la base d’imposition est réduite à due concurrence dans les conditions déterminées par les États membres.</ALINEA></PARAG><PARAG IDENTIFIER="090.002"><NO.PARAG>2.</NO.PARAG><ALINEA>En cas de non-paiement total ou partiel, les États membres peuvent déroger au paragraphe 1. <QUOT.END REF.START="QS0005" CODE="00BB" ID="QE0005"/></ALINEA></PARAG></QUOT.S></P></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0005"><NO.P>5.</NO.P><TXT>L’article 183 de la directive TVA est libellé comme suit :</TXT><P><QUOT.S LEVEL="1"><ALINEA><QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0006" ID="QS0006"/> Lorsque le montant des déductions dépasse celui de la TVA due pour une période imposable, les États membres peuvent soit faire reporter l’excédent sur la période suivante, soit procéder au remboursement selon les modalités qu’ils fixent.</ALINEA><ALINEA>Toutefois, les États membres peuvent refuser le report ou le remboursement lorsque l’excédent est insignifiant. <QUOT.END REF.START="QS0006" CODE="00BB" ID="QE0006"/></ALINEA></QUOT.S></P></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0006"><NO.P>6.</NO.P><TXT>La directive 2008/9/CE du Conseil, du <DATE ISO="20080212">12 février 2008</DATE>, définissant les modalités du remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée, prévu par la directive 2006/112/CE<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0003"><P><REF.DOC.OJ COLL="L" NO.OJ="044" PAGE.FIRST="23" DATE.PUB="2008">JO 2008, L 44, p. 23</REF.DOC.OJ>.</P></NOTE> (ci-après la <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0007" ID="QS0007"/> directive remboursement <QUOT.END REF.START="QS0007" CODE="00BB" ID="QE0007"/>) concerne les modalités de remboursement de la TVA aux assujettis qui ne sont pas établis dans l’État membre et qui n’y ont pas effectué d’opérations.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0007"><NO.P>7.</NO.P><TXT>L’article 27 de la directive remboursement concerne l’application d’intérêts au droit précité à remboursement et est libellé comme suit :</TXT><P><QUOT.S LEVEL="1"><PARAG IDENTIFIER="027.001"><NO.PARAG><QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0008" ID="QS0008"/> 1.</NO.PARAG><ALINEA>Les intérêts sont calculés depuis le jour qui suit le dernier jour du remboursement en vertu de l’article 22, paragraphe 1, jusqu’au jour où le remboursement est effectivement intervenu.</ALINEA></PARAG><PARAG IDENTIFIER="027.002"><NO.PARAG>2.</NO.PARAG><ALINEA>Le taux d’intérêt est égal au taux applicable aux remboursements de la TVA en faveur des assujettis établis dans l’État membre du remboursement en vertu de la législation nationale de cet État membre.</ALINEA><ALINEA>Si aucun intérêt n’est payable en vertu de la législation nationale en ce qui concerne les remboursements en faveur d’assujettis établis, l’intérêt à verser correspond à l’intérêt ou aux frais équivalents appliqués par l’État membre du remboursement aux retards de paiement de la TVA. <QUOT.END REF.START="QS0008" CODE="00BB" ID="QE0008"/></ALINEA></PARAG></QUOT.S></P></NP.ECR></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="2"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">B.</HT></HT></NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">Le droit autrichien</HT></HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0008"><NO.P>8.</NO.P><TXT>En Autriche, le droit à intérêts de l’assujetti est réglé dans la loi fédérale relative aux dispositions générales et à la procédure applicable aux redevances gérées par les autorités fiscales du gouvernement fédéral, des Länder et des communes (Bundesgesetz über allgemeine Bestimmungen und das Verfahren für die von den Abgabenbehörden des Bundes, der Länder und Gemeinden verwalteten Abgaben – Bundesabgabenordnung – code fédéral des impôts, ci-après le <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0009" ID="QS0009"/> BAO <QUOT.END REF.START="QS0009" CODE="00BB" ID="QE0009"/>).</TXT></NP.ECR><?PAGE NO="3"?><NP.ECR IDENTIFIER="NP0009"><NO.P>9.</NO.P><TXT>L’article 205 du BAO concerne le droit à intérêts de l’assujetti en cas de droit à remboursement dans le cadre de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés :</TXT><QUOT.S LEVEL="1"><PARAG IDENTIFIER="205.001"><NO.PARAG><QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0010" ID="QS0010"/> (1)</NO.PARAG><ALINEA><P>Les excédents d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés qui résultent d’avis d’imposition, abstraction faite de tout acompte (paragraphe 3), après comparaison avec les paiements anticipés ou avec l’impôt fixé précédemment, sont à majorer d’intérêts pour la période comprise entre le 1<HT TYPE="SUP">er</HT> octobre de l’année suivant l’année de naissance de la créance fiscale et la communication desdits avis d’imposition (intérêts sur créance). Cette règle s’applique mutatis mutandis aux différences résultant :</P><P><LIST TYPE="alpha"><ITEM><NP><NO.P>a)</NO.P><TXT>de l’annulation d’avis d’imposition,</TXT></NP></ITEM></LIST></P><P>[...]</P></ALINEA></PARAG><PARAG IDENTIFIER="205.002"><NO.PARAG>(2)</NO.PARAG><ALINEA>Les intérêts sur créance s’élèvent à 2 % par an, en sus du taux de base. Il n’est pas fixé d’intérêts sur créance si leur montant n’atteint pas 50 euros. Les intérêts de créance sont fixés pour une durée maximale de 48 mois.</ALINEA><ALINEA>[...] <QUOT.END REF.START="QS0010" CODE="00BB" ID="QE0010"/></ALINEA></PARAG></QUOT.S></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0010"><NO.P>10.</NO.P><TXT>L’article 205bis du BAO couvre depuis le <DATE ISO="20120101">1<HT TYPE="SUP">er</HT> janvier 2012</DATE> un droit à intérêts de l’assujetti pour les excédents de taxes payés lorsque ces taxes sont fixées a posteriori à un niveau inférieur sur la base d’un recours ; il dispose ce qui suit :</TXT><P><QUOT.S LEVEL="1"><PARAG IDENTIFIER="205A.001"><NO.PARAG><QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0011" ID="QS0011"/> (1)</NO.PARAG><ALINEA>Si une dette fiscale déjà payée, dont le montant dépend directement ou indirectement de l’issue d’un recours formé contre l’avis d’imposition, est réduite, il y a lieu, à la demande de l’assujetti, de fixer des intérêts pour la période comprise entre le paiement et la communication de l’avis ou de la décision réduisant l’impôt (intérêts de recours)</ALINEA><ALINEA>[...]</ALINEA></PARAG><PARAG IDENTIFIER="205A.004"><NO.PARAG>(4)</NO.PARAG><ALINEA>Les intérêts s’élèvent à 2 % par an, en sus du taux de base. Il n’est pas fixé d’intérêts si leur montant n’atteint pas 50 euros. <QUOT.END REF.START="QS0011" CODE="00BB" ID="QE0011"/></ALINEA></PARAG></QUOT.S></P></NP.ECR></GR.SEQ></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="1"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="BOLD">III.</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD">Le litige au principal</HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0011"><NO.P>11.</NO.P><TXT>La demande de décision préjudicielle repose sur deux recours en <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0012" ID="QS0012"/> Revision <QUOT.END REF.START="QS0012" CODE="00BB" ID="QE0012"/> distincts, pendants devant la juridiction de renvoi.</TXT></NP.ECR><GR.SEQ LEVEL="2"><TITLE><TI><NP><NO.P>–</NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">Sur la première procédure en <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0013" ID="QS0013"/> Revision <QUOT.END REF.START="QS0013" CODE="00BB" ID="QE0013"/> (Ro 2017/15/0035)</HT></HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0012"><NO.P>12.</NO.P><TXT>CS, le requérant dans la première procédure (ci-après le <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0014" ID="QS0014"/> requérant 1 <QUOT.END REF.START="QS0014" CODE="00BB" ID="QE0014"/>) a fait valoir dans sa déclaration provisoire de TVA pour le mois d’août 2007 un excédent de TVA d’un montant de <FT TYPE="DECIMAL">60689,28</FT> euros. Le Finanzamt (bureau des contributions, Autriche) n’a cependant établi cet excédent qu’à hauteur de <FT TYPE="DECIMAL">14689,28</FT> euros. Le requérant 1 a contesté cette décision en justice, avec succès. L’excédent de TVA lui a été pleinement <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0015" ID="QS0015"/> remboursé <QUOT.END REF.START="QS0015" CODE="00BB" ID="QE0015"/> le <DATE ISO="20130522">22 mai 2013</DATE>.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0013"><NO.P>13.</NO.P><TXT>Le <DATE ISO="20130530">30 mai 2013</DATE>, le requérant 1 a demandé, sur le fondement de l’article 205bis du BAO, l’application d’intérêts à cet excédent de TVA pour la période à compter de l’entrée en vigueur de cette disposition (le <DATE ISO="20120101">1<HT TYPE="SUP">er</HT> janvier 2012</DATE>) jusqu’au remboursement le <DATE ISO="20130522">22 mai 2013</DATE>. Le bureau des contributions a rejeté cette demande. Le requérant a contesté cette décision sans succès devant le Bundesfinanzgericht (tribunal fédéral des finances, Autriche).</TXT></NP.ECR><?PAGE NO="4"?><NP.ECR IDENTIFIER="NP0014"><NO.P>14.</NO.P><TXT>Le Bundesfinanzgericht (tribunal fédéral des finances) a motivé le rejet par le fait que l’article 205bis du BAO ne couvrirait pas le cas d’un remboursement d’excédent de TVA obtenu dans le cadre d’une procédure de recours, mais couvrirait uniquement la contestation avec succès devant les tribunaux d’une dette fiscale établie à un niveau trop élevé et dont l’assujetti s’est acquittée. Le requérant 1 a formé un recours (<QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0016" ID="QS0016"/> Revision <QUOT.END REF.START="QS0016" CODE="00BB" ID="QE0016"/>) contre cette décision.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="2"><TITLE><TI><NP><NO.P>–</NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">Sur la deuxième procédure en <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0017" ID="QS0017"/> Revision <QUOT.END REF.START="QS0017" CODE="00BB" ID="QE0017"/> (Ro 2018/15/0026)</HT></HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0015"><NO.P>15.</NO.P><TXT>Le requérant dans la deuxième procédure (technoRent International, ci‑après le <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0018" ID="QS0018"/> requérant 2 <QUOT.END REF.START="QS0018" CODE="00BB" ID="QE0018"/>) est une entreprise établie en Allemagne. Il a vendu au cours des années 2003 et 2004 des machines en Autriche et a soumis ces opérations en Autriche à la TVA. En 2005, le requérant 2 a fait valoir dans la déclaration provisoire de TVA pour le mois de mai 2005 un crédit de TVA à hauteur de <FT TYPE="DECIMAL">367081,58</FT> euros. La raison en était une réduction de prix a posteriori au sens de l’article 90 de la directive TVA dans la mesure où certaines machines n’avaient apparemment pas été payées en tout ou partie.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0016"><NO.P>16.</NO.P><TXT>Cette réduction de la base d’imposition a été soumise à un contrôle administratif (de juillet 2006 à juin 2008). Le crédit d’impôt a dans un premier temps été <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0019" ID="QS0019"/> versé <QUOT.END REF.START="QS0019" CODE="00BB" ID="QE0019"/> au requérant 2 le <DATE ISO="20080310">10 mars 2008</DATE>. À la fin du contrôle, le bureau des contributions a cependant défendu le point de vue que la réduction de la base d’imposition ne devait finalement pas avoir lieu. Par décision du <DATE ISO="20081013">13 octobre 2008</DATE>, le bureau des contributions a donc fixé un rappel de <FT TYPE="DECIMAL">367081,58</FT> euros. Il a été fait droit au recours contre cette décision.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0017"><NO.P>17.</NO.P><TXT>En octobre 2013, le requérant 2 a demandé pour la période courant de juillet 2005 à mai 2013 l’application d’intérêts au montant de <FT TYPE="DECIMAL">367081,58</FT> euros. Le bureau des contributions a statué sur cette demande en ce sens qu’il n’y aurait de droit à intérêts que pour la période du <DATE ISO="20120101">1<HT TYPE="SUP">er</HT> janvier 2012</DATE> au <DATE ISO="20130408">8 avril 2013</DATE> (à concurrence de <FT TYPE="DECIMAL">10021,32</FT> euros) au titre de l’article 205bis du BAO. Le <DATE ISO="20170529">29 mai 2017</DATE>, le tribunal a partiellement fait droit à un recours visant cette décision en reconnaissant aussi au requérant 2 des intérêts de retard pour la période du <DATE ISO="20050902">2 septembre 2005</DATE> au <DATE ISO="20080309">9 mars 2008</DATE>. Le recours en <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0020" ID="QS0020"/> Revision <QUOT.END REF.START="QS0020" CODE="00BB" ID="QE0020"/> du bureau des contributions contre cette dernière décision vise exclusivement la reconnaissance des intérêts de retard pour la période du <DATE ISO="20050902">2 septembre 2005</DATE> au <DATE ISO="20080309">9 mars 2008</DATE>.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="1"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="BOLD">IV.</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD">Demande de décision préjudicielle et procédure devant la Cour</HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0018"><NO.P>18.</NO.P><TXT>Le Verwaltungsgerichtshof (Cour administrative, Autriche), compétent pour les deux procédures de <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0021" ID="QS0021"/> Revision <QUOT.END REF.START="QS0021" CODE="00BB" ID="QE0021"/>, estime qu’il n’est pas en mesure d’interpréter en conformité avec le droit de l’Union les dispositions relatives au versement d’intérêts contenues aux articles 205 et 205bis du BAO et a donc soumis à la Cour, par ordonnance du <DATE ISO="20181024">24 octobre 2018</DATE>, les questions préjudicielles suivantes :</TXT><QUOT.S LEVEL="1"><LIST TYPE="OTHER"><ITEM><NP><NO.P><QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0022" ID="QS0022"/> 1)</NO.P><TXT>Le droit de l’Union comporte-t-il une réglementation directement applicable reconnaissant à un assujetti auquel le bureau des contributions, dans une situation comme celle de l’affaire au principal, ne rembourse pas à temps un crédit de taxe sur la valeur ajoutée, un droit à des intérêts de retard qu’il peut faire valoir auprès du bureau des contributions ou des juridictions administratives, alors même que le droit national ne prévoit pas une telle réglementation en matière d’intérêts ?</TXT></NP></ITEM></LIST><P>En cas de réponse positive à la première question préjudicielle :</P><LIST TYPE="ARAB"><ITEM><NP><NO.P>2)</NO.P><TXT>Est-il également admissible, en cas de créance de taxe sur la valeur ajoutée de l’assujetti, née d’une réduction de prix a posteriori conformément à l’article 90, paragraphe 1, de la [directive 2006/112], que cette créance ne porte d’intérêts qu’à l’expiration d’un délai raisonnable dont le bureau des contributions dispose pour contrôler la régularité du droit invoqué par l’assujetti ?</TXT></NP></ITEM><?PAGE NO="5"?><ITEM><NP><NO.P>3)</NO.P><TXT>Le fait que le droit national d’un État membre ne contient pas de réglementation en matière d’intérêts au sujet de l’inscription tardive de crédits de taxe sur la valeur ajoutée entraîne-t-il que, lors du calcul des intérêts, les juridictions nationales doivent appliquer la conséquence juridique imposée par l’article 27, paragraphe 2, deuxième alinéa, de la [directive 2008/9], même si les faits de l’affaire au principal ne relèvent pas du champ d’application de cette directive ? <QUOT.END REF.START="QS0022" CODE="00BB" ID="QE0022"/></TXT></NP></ITEM></LIST></QUOT.S></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0019"><NO.P>19.</NO.P><TXT>Lors de la procédure devant la Cour, la République d’Autriche et la Commission ont présenté des observations écrites.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="1"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="BOLD">V.</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD">Appréciation en droit</HT></TXT></NP></TI></TITLE><GR.SEQ LEVEL="2"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">A.</HT></HT></NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">Sur les questions préjudicielles</HT></HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0020"><NO.P>20.</NO.P><TXT>Les trois questions préjudicielles concernent en substance le point de savoir si, et dans cette hypothèse dans quelle mesure, le droit de l’Union imposerait l’application d’intérêts à un excédent de TVA ou à un droit à remboursement de la TVA (régulièrement désigné comme un crédit de TVA). Étant donné que les deuxième et troisième questions dépendent d’une réponse positive à la première question, je me pencherai tout d’abord sur cette première question.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0021"><NO.P>21.</NO.P><TXT>La juridiction de renvoi semble à cet égard partir de la prémisse qu’en droit autrichien, l’application d’intérêts à un excédent de TVA ou à un droit à remboursement de la TVA n’est pas prévu ou ne l’est que pour des situations très particulières. Une application par analogie de la disposition de l’article 205 du BAO, applicable de manière générale pour l’impôt sur le revenu, ne serait à cette occasion pas possible. L’article 205bis du BAO ne couvrirait lui aussi, depuis le <DATE ISO="20120101">1<HT TYPE="SUP">er</HT> janvier 2012</DATE>, que le cas dans lequel la TVA serait réduite a posteriori sur la base d’une décision, et non le cas où la déduction de la TVA serait augmentée a posteriori. C’est la raison pour laquelle la juridiction de renvoi demande s’il existe une réglementation directement applicable découlant du <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0023" ID="QS0023"/> droit de l’Union <QUOT.END REF.START="QS0023" CODE="00BB" ID="QE0023"/>.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0022"><NO.P>22.</NO.P><TXT>Il s’agit dans la présente affaire de l’application d’intérêts à un excédent de TVA et à un droit à remboursement de la TVA. C’est donc avant tout la directive TVA et surtout ses articles 183 et 90 qui entrent ici en ligne de compte en tant que droit de l’Union pertinent.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0023"><NO.P>23.</NO.P><TXT>Pour répondre à la première question, il convient ainsi de déterminer tout d’abord la portée du droit à l’application d’intérêts au titre des articles 183 et 90 de la directive TVA (sous B.1) et de préciser son applicabilité directe (sous B.2). Il conviendra ensuite de se pencher sur la question d’une application directe par analogie de l’article 27 de la directive remboursement, en soi non pertinente (sous B.3), et sur les possibilités d’une interprétation conforme au droit de l’Union des articles 205 et 205bis du BAO (sous C).</TXT></NP.ECR></GR.SEQ><?PAGE NO="6"?><GR.SEQ LEVEL="2"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">B.</HT></HT></NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">Sur l’application d’intérêts à un excédent de TVA et à un droit à remboursement de la TVA</HT></HT></TXT></NP></TI></TITLE><GR.SEQ LEVEL="3"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="ITALIC">1.</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="ITALIC">Contenu et portée de l’article 183 et de l’article 90 de la directive TVA</HT></TXT></NP></TI></TITLE><GR.SEQ LEVEL="4"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="ITALIC">a)</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="ITALIC">Application d’intérêts à un excédent de TVA</HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0024"><NO.P>24.</NO.P><TXT>Il faut tout d’abord déterminer si la directive TVA fait naître pour le particulier un droit au versement d’intérêts. Il n’y a pas de réglementation concrète dans la directive TVA au sujet des intérêts. L’article 183 de la directive TVA affirme simplement que les États membres peuvent soit faire reporter sur la période suivante l’excédent découlant de la différence entre la déduction de la TVA et la dette fiscale, soit procéder au remboursement selon les modalités qu’ils fixent.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0025"><NO.P>25.</NO.P><TXT>Ainsi, d’après ses termes, la disposition ne prévoit ni obligation de verser des intérêts sur l’excédent de TVA à rembourser ni le moment à compter duquel de tels intérêts seraient dus<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0004"><P>Voir arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20131024">24 octobre 2013</DATE>, <NAME.CASE>Rafinăria Steaua Română</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑431/12</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2013:686">EU:C:2013:686</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0019">19</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), et du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110512">12 mai 2011</DATE>, <NAME.CASE>Enel Maritsa Iztok 3</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑107/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:298">EU:C:2011:298</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0027">27</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0026"><NO.P>26.</NO.P><TXT>L’article 183 de la directive TVA doit cependant être lu en combinaison avec l’article 179 de cette directive. D’après cette dernière disposition, la déduction est opérée globalement par l’assujetti par imputation, sur le montant de la taxe due pour une période imposable, du montant de la TVA pour laquelle le droit à déduction a pris naissance. En définitive, l’article 179 de la directive TVA prévoit une imputation obligatoire avec la taxe due pour la période d’imposition en cause. Si la dette fiscale est supérieure à la déduction de TVA, une taxe (réduite) reste à payer. Si la dette fiscale est au contraire inférieure à la déduction de TVA, un excédent de TVA visé par l’article 183 de la directive TVA demeure.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0027"><NO.P>27.</NO.P><TXT>Ce lien entre l’article 183 de la directive TVA et le droit à la déduction de la TVA de l’assujetti, eu égard au principe de neutralité, a fait naître une jurisprudence constante de la Cour en vertu de laquelle le droit à la déduction de la TVA fait partie intégrante du mécanisme de la TVA et ne peut en principe pas être limité. En particulier, il s’exerce <HT TYPE="ITALIC">immédiatement</HT> pour la totalité des taxes ayant grevé les opérations effectuées en amont<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0005"><P>Arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20131024">24 octobre 2013</DATE>, <NAME.CASE>Rafinăria Steaua Română</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑431/12</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2013:686">EU:C:2013:686</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0021">21</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110728">28 juillet 2011</DATE>, <NAME.CASE>Commission/Hongrie</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑274/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:530">EU:C:2011:530</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0043">43</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110512">12 mai 2011</DATE>, <NAME.CASE>Enel Maritsa Iztok 3</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑107/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:298">EU:C:2011:298</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0032">32</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20100930">30 septembre 2010</DATE>, <NAME.CASE>Uszodaépítő</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑392/09</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2010:569">EU:C:2010:569</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0034">34</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), et du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20100715">15 juillet 2010</DATE>, <NAME.CASE>Pannon Gép Centrum</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑368/09</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2010:441">EU:C:2010:441</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0037">37</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR> et jurisprudence citée).</P></NOTE>.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0028"><NO.P>28.</NO.P><TXT>Il faut en outre tenir compte du fait que l’existence du droit à déduction en tant que tel relève des articles 167 à 172 de la directive TVA qui se situent dans le chapitre intitulé <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0024" ID="QS0024"/> Naissance et étendue du droit à déduction <QUOT.END REF.START="QS0024" CODE="00BB" ID="QE0024"/> tandis que les articles 178 à 183 de cette directive concernent uniquement les détails de l’exercice de ce droit<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0006"><P>Arrêt du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110728">28 juillet 2011</DATE>, <NAME.CASE>Commission/Hongrie</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑274/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:530">EU:C:2011:530</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0044">44</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>). Voir, en ce sens, arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20040429">29 avril 2004</DATE>, <NAME.CASE>Terra Baubedarf-Handel</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑152/02</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2004:268">EU:C:2004:268</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0030">30</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), et du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20011108">8 novembre 2001</DATE>, <NAME.CASE>Commission/Pays-Bas</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑338/98</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2001:596">EU:C:2001:596</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0071">71</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>. La Cour a déjà précisé que les détails fixés par les États membres quant à l’exercice de ce droit ne sauraient porter atteinte au principe de neutralité du système de la TVA en faisant supporter à l’assujetti, en tout ou en partie, le poids de cette taxe<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0007"><P>Voir, en ce sens, arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20131024">24 octobre 2013</DATE>, <NAME.CASE>Rafinăria Steaua Română</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑431/12</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2013:686">EU:C:2013:686</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0022">22</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110728">28 juillet 2011</DATE>, <NAME.CASE>Commission/Hongrie</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑274/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:530">EU:C:2011:530</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0045">45</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), et du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110512">12 mai 2011</DATE>, <NAME.CASE>Enel Maritsa Iztok 3</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑107/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:298">EU:C:2011:298</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0033">33</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>. Le principe de neutralité du système de la TVA exige en définitive que les pertes financières entraînées, au préjudice de l’assujetti lorsque l’excédent de TVA ne lui est pas remboursé dans un délai approprié, par l’indisponibilité des sommes d’argent en cause soient compensées par le paiement d’intérêts de retard<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0008"><P>Voir, en ce sens, arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20131024">24 octobre 2013</DATE>, <NAME.CASE>Rafinăria Steaua Română</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑431/12</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2013:686">EU:C:2013:686</NO.ECLI>, points <REF.NP.ECR REF="NP0023">23</REF.NP.ECR> et <REF.NP.ECR REF="NP0024">24</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), ainsi que du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110512">12 mai 2011</DATE>, <NAME.CASE>Enel Maritsa Iztok 3</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑107/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:298">EU:C:2011:298</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0051">51</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>). En définitive, voir également arrêt du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20200423">23 avril 2020</DATE>, <NAME.CASE>Sole-Mizo et Dalmandi Mezőgazdasági</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑13/18 et C‑126/18</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2020:292">EU:C:2020:292</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0036">36</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>.</TXT></NP.ECR><?PAGE NO="7"?><NP.ECR IDENTIFIER="NP0029"><NO.P>29.</NO.P><TXT>Il découle ainsi de l’article 183 de la directive TVA, lu en combinaison avec le principe de neutralité, un droit de l’assujetti – comme ici le requérant 1 – à l’application d’intérêts à son excédent de TVA qui ne lui a pas été remboursé.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="4"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="ITALIC">b)</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="ITALIC">Application d’intérêts à un droit à remboursement de la TVA</HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0030"><NO.P>30.</NO.P><TXT>Il en va de même, en conformité avec l’opinion de la Commission, dans le cas d’un assujetti qui – comme ici le requérant 2 – a dans un premier temps correctement versé la TVA et qui, en raison d’une réduction de la base d’imposition au titre de l’article 90 de la directive TVA, a désormais – c’est-à-dire à compter de la réduction – droit à un remboursement (crédit de TVA) vis-à-vis du créancier fiscal.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0031"><NO.P>31.</NO.P><TXT>Dans les deux cas, l’assujetti est grevé d’un excédent de TVA qu’il a versé soit indirectement à travers son fournisseur, soit directement à l’État. Du point de vue du principe de neutralité, la charge pesant sur l’assujetti ne se distingue donc en rien, en cas de prise en compte tardive de la réduction de la base d’imposition au titre de l’article 90 de la directive TVA, du versement tardif d’un excédent de TVA au titre de l’article 183 de cette directive. C’est la raison pour laquelle la Cour a déjà jugé dans un cas de réduction de la base d’imposition<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0009"><P>Arrêt du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20120719">19 juillet 2012</DATE>, <NAME.CASE>Littlewoods Retail e.a.</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑591/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2012:478">EU:C:2012:478</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0025">25</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE> que <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0025" ID="QS0025"/> le principe de l’obligation faite aux États membres de restituer avec des intérêts les montants des taxes prélevées en violation du droit de l’Union découle de ce dernier droit. <QUOT.END REF.START="QS0025" CODE="00BB" ID="QE0025"/><NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0010"><P>Voir aussi – toutefois pour un cas d’application de l’article 183 de la directive TVA – arrêt du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20200423">23 avril 2020</DATE>, <NAME.CASE>Sole-Mizo et Dalmandi Mezőgazdasági</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑13/18 et C‑126/18</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2020:292">EU:C:2020:292</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0036">36</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE></TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0032"><NO.P>32.</NO.P><TXT>Par voie de conséquence, les montants de TVA collectés dans un premier temps à bon droit et qui doivent être remboursés en raison d’une réduction a posteriori de la base d’imposition, et ce parce que le fondement juridique du paiement a disparu, doivent être remboursés avec intérêts à partir de cette date.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="4"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="ITALIC">c)</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="ITALIC">Exclusion par l’article 27 de la directive remboursement du versement d’intérêts ?</HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0033"><NO.P>33.</NO.P><TXT>Contrairement à ce que laisse entendre la demande de décision préjudicielle et à ce que soutient la République d’Autriche, on ne saurait cependant déduire des termes de l’article 27, paragraphe 2, second alinéa, de la directive remboursement que les États membres pourraient entièrement renoncer à appliquer des intérêts à ces droits. Aux termes de cette disposition, <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0026" ID="QS0026"/> [s]i aucun intérêt n’est payable en vertu de la législation nationale en ce qui concerne les remboursements en faveur d’assujettis établis, l’intérêt à verser correspond à l’intérêt ou aux frais équivalents appliqués par l’État membre du remboursement aux retards de paiement de la TVA <QUOT.END REF.START="QS0026" CODE="00BB" ID="QE0026"/>.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0034"><NO.P>34.</NO.P><TXT>La formule <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0027" ID="QS0027"/> si aucun intérêt n’est payable en vertu de la législation nationale <QUOT.END REF.START="QS0027" CODE="00BB" ID="QE0027"/> ne signifie pas que l’auteur de la directive partait du principe qu’il serait possible de ne pas prévoir en droit national de réglementation relative aux intérêts pour les remboursements de TVA aux assujettis.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0035"><NO.P>35.</NO.P><TXT>Ainsi qu’il ressort des considérants 1 et 2 de la directive remboursement, il existait avant l’introduction de cette directive dans sa forme actuelle un déficit considérable dans la transposition et l’harmonisation des dispositions juridiques des États membres relatives au remboursement de la TVA aux assujettis non établis dans le pays. D’après le considérant 3 de ladite directive, la position des entreprises a été affermie afin de pallier ce déficit. Une disposition résiduelle concrète, contraignante pour tous les États membres, a donc été prévue à l’article 27, paragraphe 2, second alinéa, de la directive remboursement. S’il devait ne pas y avoir de réglementation relative aux intérêts pour les droits à remboursement des assujettis non établis dans le pays, les règles pour les paiements tardifs à l’État s’appliqueraient alors.</TXT></NP.ECR><?PAGE NO="8"?><NP.ECR IDENTIFIER="NP0036"><NO.P>36.</NO.P><TXT>Cette disposition résiduelle pour un cas particulier (article 27, paragraphe 2, second alinéa, de la directive remboursement) n’exclut cependant nullement le versement d’intérêts dans tous les autres cas. Il en va a fortiori ainsi étant donné que le principe de neutralité (voir point 28 des présentes conclusions) impose le versement d’intérêts dans tous les autres cas.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="4"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="ITALIC">d)</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="ITALIC">Conclusion intermédiaire</HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0037"><NO.P>37.</NO.P><TXT>Il découle donc des articles 183 et 90 de la directive TVA, lus en combinaison avec le principe de neutralité, qu’il existe une obligation de l’État membre d’appliquer des intérêts aux excédents de TVA et aux droits à remboursement du fait de la réduction de la base d’imposition.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="3"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="ITALIC">2.</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="ITALIC">Droit directement applicable à obtenir des intérêts au titre des articles 183 et 90 de la directive TVA lus en combinaison avec le principe de neutralité ?</HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0038"><NO.P>38.</NO.P><TXT>Il convient d’examiner à présent si les articles 183 et 90 de la directive TVA, lus en combinaison avec le principe de neutralité, accordent un droit directement applicable à obtenir des intérêts. Il y a lieu, en souscrivant à l’opinion de la République d’Autriche, d’y répondre par la négative. Il est certes établi, en vertu des articles 183 et 90 de la directive TVA, lus en combinaison avec le principe de neutralité, que des intérêts doivent par principe être versés. Le droit de l’Union ne fournit cependant pas les détails précis – comme le taux d’intérêt ou la date à compter de laquelle les intérêts s’appliquent.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0039"><NO.P>39.</NO.P><TXT>Les États membres jouissent au contraire d’une certaine marge d’appréciation dans la fixation des intérêts<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0011"><P>Arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20200423">23 avril 2020</DATE>, <NAME.CASE>Sole-Mizo et Dalmandi Mezőgazdasági</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑13/18 et C‑126/18</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2020:292">EU:C:2020:292</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0037">37</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20131024">24 octobre 2013</DATE>, <NAME.CASE>Rafinăria Steaua Română</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑431/12</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2013:686">EU:C:2013:686</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0020">20</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR> – Autonomie) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110728">28 juillet 2011</DATE>, <NAME.CASE>Commission/Hongrie</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑274/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:530">EU:C:2011:530</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0039">39</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110512">12 mai 2011</DATE>, <NAME.CASE>Enel Maritsa Iztok 3</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑107/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:298">EU:C:2011:298</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0033">33</REF.NP.ECR> et <REF.NP.ECR REF="NP0064">64</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), ainsi que du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20080710">10 juillet 2008</DATE>, <NAME.CASE>Sosnowska</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑25/07</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2008:395">EU:C:2008:395</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0017">17</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>. Il en va de même pour l’application d’intérêts à un droit à remboursement en vertu de l’article 90 de la directive TVA<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0012"><P>Voir arrêt du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20120719">19 juillet 2012</DATE>, <NAME.CASE>Littlewoods Retail e.a.</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑591/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2012:478">EU:C:2012:478</NO.ECLI></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0040"><NO.P>40.</NO.P><TXT>Cette marge d’appréciation dans la mise en œuvre a été confirmée à de maintes reprises par la Cour. Ainsi, par exemple, une réglementation qui dispose que le versement de l’excédent se fera dans un délai de 45 jours à compter de la déclaration de la taxe et ce jusqu’au début du cours des intérêts est conforme à l’article 183 de la directive TVA<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0013"><P>Arrêt du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110512">12 mai 2011</DATE>, <NAME.CASE>Enel Maritsa Iztok 3</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑107/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:298">EU:C:2011:298</NO.ECLI>, points <REF.NP.ECR REF="NP0050">50</REF.NP.ECR> et <REF.NP.ECR REF="NP0061">61</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0041"><NO.P>41.</NO.P><TXT>Il appartient donc aux États membres de régler les détails de l’application des intérêts dans leur droit national. Compte tenu de l’existence au sein de l’Union de différentes zones monétaires avec différents taux d’inflation et taux d’intérêts, cette flexibilité de la directive TVA dans son contenu est compréhensible. Une application directe de l’article 183 ou de l’article 90 de la directive TVA, lus en combinaison avec le principe de neutralité, en vue de déterminer un droit concret de l’assujetti à obtenir des intérêts est donc exclue.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="3"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="ITALIC">3.</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="ITALIC">Application par analogie de l’article 27 de la directive remboursement ?</HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0042"><NO.P>42.</NO.P><TXT>Une application par analogie de l’article 27 de la directive remboursement – ainsi que la contemple visiblement la juridiction de renvoi dans sa troisième question – n’entre en l’espèce et conformément à la position de la République d’Autriche pas en ligne de compte. Cet article est certes suffisamment précis et serait donc en soi directement applicable. Il n’impose cependant aux États membres une certaine réglementation relative aux intérêts que dans les cas d’un assujetti établi à l’étranger sans opérations dans le pays.</TXT></NP.ECR><?PAGE NO="9"?><NP.ECR IDENTIFIER="NP0043"><NO.P>43.</NO.P><TXT>Par conséquent, en ne transposant pas cette règle relative aux intérêts pour le cas d’un assujetti établi dans le pays (ou d’un assujetti avec des opérations dans le pays), le République d’Autriche n’a pas violé l’article 27 de la directive remboursement. Le sens et l’objet d’une application directe d’une directive ne sont ainsi pas pertinents. Il ne peut pas être prévenu et il n’y a pas lieu de prévenir que l’État puisse tirer avantage de sa méconnaissance du droit de l’Union<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0014"><P>Voir, en ce sens, arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20120124">24 janvier 2012</DATE>, <NAME.CASE>Dominguez</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑282/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2012:33">EU:C:2012:33</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0038">38</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="19940714">14 juillet 1994</DATE>, <NAME.CASE>Faccini Dori</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑91/92</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:1994:292">EU:C:1994:292</NO.ECLI>, points <REF.NP.ECR REF="NP0022">22</REF.NP.ECR> et <REF.NP.ECR REF="NP0023">23</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), ainsi que du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="19860226">26 février 1986</DATE>, <NAME.CASE>Marshall</NAME.CASE> (<NO.CASE>152/84</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:1986:84">EU:C:1986:84</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0049">49</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0044"><NO.P>44.</NO.P><TXT>Il n’y a par ailleurs pas non plus de lacune réglementaire involontaire en tant que condition pour une application par analogie. Ainsi qu’il a déjà été indiqué aux points 35 et 36 des présentes conclusions, il y avait, avant l’introduction de la directive remboursement dans sa forme actuelle, un déficit considérable dans la procédure de remboursement aux assujettis non établis dans le pays. Pour les assujettis établis dans le pays, le législateur assumait manifestement qu’un tel déficit n’existait pas, car il n’aurait sinon pas seulement réglé ce cas particulier.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0045"><NO.P>45.</NO.P><TXT>Indépendamment de cela, une application par analogie d’une directive non pertinente signifierait une méconnaissance de l’appréciation du législateur de l’Union qui transparaît dans la directive TVA. Avec la formulation des articles 183 et 90 de la directive TVA, celui-ci a confié aux États membres la mise en œuvre ainsi que l’application des intérêts à l’excédent de TVA et au droit à remboursement. La Cour parle de liberté de manœuvre des États membres<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0015"><P>Arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110728">28 juillet 2011</DATE>, <NAME.CASE>Commission/Hongrie</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑274/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:530">EU:C:2011:530</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0039">39</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110512">12 mai 2011</DATE>, <NAME.CASE>Enel Maritsa Iztok 3</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑107/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:298">EU:C:2011:298</NO.ECLI>, points <REF.NP.ECR REF="NP0033">33</REF.NP.ECR> et <REF.NP.ECR REF="NP0064">64</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20080710">10 juillet 2008</DATE>, <NAME.CASE>Sosnowska</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑25/07</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2008:395">EU:C:2008:395</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0017">17</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), et du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20011025">25 octobre 2001</DATE>, <NAME.CASE>Commission/Italie</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑78/00</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2001:579">EU:C:2001:579</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0032">32</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>. Une application par analogie de l’article 27 de la directive remboursement contournerait cette liberté de manœuvre.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="3"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="ITALIC">4.</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="ITALIC">Conclusion intermédiaire</HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0046"><NO.P>46.</NO.P><TXT>Aucune réglementation relative aux intérêts, directement applicable au bénéfice de l’assujetti, ne découle des articles 183 et 90 de la directive TVA, lus en combinaison avec le principe de neutralité. Une précision suffisante en ce qui concerne le taux d’intérêt et le début du cours des intérêts fait à cet effet défaut. Cela ne change rien au fait que les articles 183 et 90 de la directive TVA, lus en combinaison avec le principe de neutralité, exigent une réglementation relative aux intérêts. Une application par analogie de l’article 27 de la directive remboursement n’entre pas non plus en ligne de compte.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="2"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">C.</HT></HT></NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD"><HT TYPE="ITALIC">Limites à la liberté des États membres dans la transposition : principes d’équivalence et d’effectivité</HT></HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0047"><NO.P>47.</NO.P><TXT>Étant donné que la directive TVA ne contient pas de réglementation relative aux intérêts directement applicable, l’aménagement du droit à intérêts relève par principe de la compétence des États membres. Ainsi que la Cour l’a déjà jugé, les États membres jouissent en ce sens d’une certaine liberté<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0016"><P>Arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20200423">23 avril 2020</DATE>, <NAME.CASE>Sole-Mizo et Dalmandi Mezőgazdasági</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑13/18 et C‑126/18</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2020:292">EU:C:2020:292</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0037">37</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20131024">24 octobre 2013</DATE>, <NAME.CASE>Rafinăria Steaua Română</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑431/12</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2013:686">EU:C:2013:686</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0020">20</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR> – Autonomie) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110728">28 juillet 2011</DATE>, <NAME.CASE>Commission/Hongrie</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑274/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:530">EU:C:2011:530</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0039">39</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), et du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20110512">12 mai 2011</DATE>, <NAME.CASE>Enel Maritsa Iztok 3</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑107/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2011:298">EU:C:2011:298</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0029">29</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE> et ils peuvent fixer les modalités du droit à intérêts.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0048"><NO.P>48.</NO.P><TXT>Toutefois, les détails du remboursement ne sauraient être moins favorables que ceux régissant des situations similaires de nature interne (principe d’équivalence) et ils ne sauraient être aménagés de manière à rendre en pratique impossible ou excessivement difficile l’exercice des droits conférés par l’ordre juridique de l’Union (principe d’effectivité)<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0017"><P>Arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20200716">16 juillet 2020</DATE>, <NAME.CASE>UR (Assujettissement des avocats à la TVA)</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑424/19</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2020:581">EU:C:2020:581</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0025">25</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20200304">4 mars 2020</DATE>, <NAME.CASE>Telecom Italia</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑34/19</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2020:148">EU:C:2020:148</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0058">58</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20140710">10 juillet 2014</DATE>, <NAME.CASE>Impresa Pizzarotti</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑213/13</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2014:2067">EU:C:2014:2067</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0054">54</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20131024">24 octobre 2013</DATE>, <NAME.CASE>Rafinăria Steaua Română</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑431/12</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2013:686">EU:C:2013:686</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0020">20</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20100121">21 janvier 2010</DATE>, <NAME.CASE>Alstom Power Hydro</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑472/08</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2010:32">EU:C:2010:32</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0017">17</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), et du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20090903">3 septembre 2009</DATE>, <NAME.CASE>Fallimento Olimpiclub</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑2/08</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2009:506">EU:C:2009:506</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0024">24</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>.</TXT></NP.ECR><?PAGE NO="10"?><NP.ECR IDENTIFIER="NP0049"><NO.P>49.</NO.P><TXT>Ces principes produisent leurs effets à l’égard de l’application et de l’interprétation du droit national par les juridictions nationales. En effet, ainsi que la Cour l’a déjà jugé, il appartient au juge national d’assurer le plein effet du droit de l’Union – en l’occurrence la directive TVA – en laissant au besoin inappliquée, de sa propre autorité, l’interprétation antérieure si elle n’est pas compatible avec le droit de l’Union<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0018"><P>Voir, en ce sens, arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20200716">16 juillet 2020</DATE>, <NAME.CASE>UR (Assujettissement des avocats à la TVA)</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑424/19</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2020:581">EU:C:2020:581</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0030">30</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20200304">4 mars 2020</DATE>, <NAME.CASE>Telecom Italia</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑34/19</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2020:148">EU:C:2020:148</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0061">61</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), et du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20200305">5 mars 2020</DATE>, <NAME.CASE>OPR-Finance</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑679/18</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2020:167">EU:C:2020:167</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0044">44</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>). Voir également arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20140710">10 juillet 2014</DATE>, <NAME.CASE>Impresa Pizzarotti</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑213/13</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2014:2067">EU:C:2014:2067</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0054">54</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20131024">24 octobre 2013</DATE>, <NAME.CASE>Rafinăria Steaua Română</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑431/12</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2013:686">EU:C:2013:686</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0020">20</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), et du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20100121">21 janvier 2010</DATE>, <NAME.CASE>Alstom Power Hydro</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑472/08</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2010:32">EU:C:2010:32</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0017">17</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>. Le juge national doit tenir compte de l’ensemble du droit national afin d’apprécier dans quelle mesure il peut être appliqué d’une manière qui n’aboutit pas à un résultat contraire au droit de l’Union<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0019"><P>Voir, de manière similaire, arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20200304">4 mars 2020</DATE>, <NAME.CASE>Telecom Italia</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑34/19</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2020:148">EU:C:2020:148</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0059">59</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), et du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20161108">8 novembre 2016</DATE>, <NAME.CASE>Ognyanov</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑554/14</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2016:835">EU:C:2016:835</NO.ECLI>, points <REF.NP.ECR REF="NP0059">59</REF.NP.ECR> et <REF.NP.ECR REF="NP0066">66</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0050"><NO.P>50.</NO.P><TXT>La condition en est toutefois que le juge ait une telle possibilité. Selon la juridiction de renvoi, les termes, l’objet et l’économie des articles 205 et 205bis du BAO excluent certes leur application aux <QUOT.START CODE="00AB" REF.END="QE0028" ID="QS0028"/> créances de TVA créditées avec retard <QUOT.END REF.START="QS0028" CODE="00BB" ID="QE0028"/>. Une interprétation conforme au droit de l’Union ou une application par analogie de ces dispositions entre cependant éventuellement en ligne de compte. S’il n’existe pas de réglementation pour le versement excédentaire de TVA, il pourrait y avoir une lacune réglementaire involontaire. Celle-ci pourrait être comblée pour le requérant 2, par exemple, par une application par analogie des règles sur les intérêts en vigueur pour d’autres types de taxes (notamment l’article 205 du BAO) d’après les principes d’équivalence et d’effectivité.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0051"><NO.P>51.</NO.P><TXT>En ce qui concerne le requérant 1, le point de savoir si la dette fiscale est réduite ou la déduction de TVA est augmentée sur la base d’un recours n’est pas décisif pour l’excédent de TVA qui en résulte (c’est-à-dire le solde d’après l’article 183 de la directive TVA). Ici, une interprétation extensive, conforme au droit de l’Union, de l’article 205bis du BAO entre peut-être tout de même en ligne de compte.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0052"><NO.P>52.</NO.P><TXT>Dans la mesure cependant où toute disposition nationale ne peut pas faire l’objet d’une interprétation conforme au droit de l’Union ainsi qu’il ressort notamment de l’obligation des États membres de verser une réparation en cas de violation du droit de l’Union<NOTE TYPE="FOOTNOTE" NUMBERING="ARAB" NUMBERING.CONTINUED="YES" NOTE.ID="E0020"><P>Voir, en ce sens, arrêts du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20120124">24 janvier 2012</DATE>, <NAME.CASE>Dominguez</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑282/10</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2012:33">EU:C:2012:33</NO.ECLI>, points <REF.NP.ECR REF="NP0042">42</REF.NP.ECR> et <REF.NP.ECR REF="NP0043">43</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>) ; du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="20060704">4 juillet 2006</DATE>, <NAME.CASE>Adeneler e.a.</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑212/04</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:2006:443">EU:C:2006:443</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0112">112</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>), et du <REF.DOC.ECR><DATE ISO="19940714">14 juillet 1994</DATE>, <NAME.CASE>Faccini Dori</NAME.CASE> (<NO.CASE>C‑91/92</NO.CASE>, <NO.ECLI ECLI="ECLI:EU:C:1994:292">EU:C:1994:292</NO.ECLI>, point <REF.NP.ECR REF="NP0027">27</REF.NP.ECR></REF.DOC.ECR>).</P></NOTE>, seule la juridiction de renvoi peut en définitive répondre à cette question.</TXT></NP.ECR><NP.ECR IDENTIFIER="NP0053"><NO.P>53.</NO.P><TXT>Puisqu’il a été répondu par la négative à la première question, il est inutile de répondre individuellement à la deuxième et à la troisième questions.</TXT></NP.ECR></GR.SEQ></GR.SEQ><GR.SEQ LEVEL="1"><TITLE><TI><NP><NO.P><HT TYPE="BOLD">VI.</HT></NO.P><TXT><HT TYPE="BOLD">Conclusion</HT></TXT></NP></TI></TITLE><NP.ECR IDENTIFIER="NP0054"><NO.P>54.</NO.P><TXT>Je propose donc à la Cour de répondre comme suit à la première question préjudicielle du Verwaltungsgerichtshof (Cour administrative, Autriche) :</TXT><P>Il découle du droit de l’Union – en l’occurrence des articles 183 et 90 de la directive 2006/112/CE du Conseil, du <DATE ISO="20061128">28 novembre 2006</DATE>, relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, lus en combinaison avec le principe de neutralité – qu’un excédent de TVA au titre de l’article 183 doit, par principe, tout comme un droit à remboursement résultant d’une régularisation de la base d’imposition au titre de l’article 90 de la directive 2006/112, donner lieu au versement d’intérêts lorsqu’il n’est pas remboursé dans un délai approprié. Il n’existe cependant pas de disposition de cette directive directement applicable en ce qui concerne le versement concret des intérêts. Il appartient donc à la<?PAGE NO="11"?> juridiction de renvoi de faire tout ce qui relève de sa compétence pour parvenir à un résultat conforme au droit de l’Union, par exemple par une application par analogie ou une interprétation extensive du droit national conforme au droit de l’Union.</P></NP.ECR></GR.SEQ></CONTENTS.CONCLUSION></CONCLUSION>