ISSN 1831-5380
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4.1.3. Correction à l’Office

Les correcteurs, portant un œil neuf sur le texte à publier, sont chargés d’une tâche de contrôle linguistique (respect de la langue et des conventions) et technique (respect de la typographie). Cependant, ils ne sont pas des réviseurs: ils doivent rester neutres vis-à-vis des intentions de l’auteur, celui-ci demeurant toujours seul juge quant au fond du texte.

Toilettage des manuscrits

Les manuscrits sont confiés aux correcteurs pour le «toilettage» (préparation typographique et lecture du texte). Cette étape préalable à la mise en production est destinée à corriger les fautes orthographiques et grammaticales, à relever les imprécisions et les incohérences, pour rendre le message parfaitement compréhensible. L’homogénéité de tous les éléments du manuscrit doit également faire l’objet d’un examen minutieux. Toute équivoque ou toute question est traitée en concertation étroite avec le service auteur.

Les correcteurs veillent aussi à harmoniser le texte en fonction des règles et des conventions interinstitutionnelles du présent Code de rédaction.

NB:
Sur demande du service auteur ou avec son accord préalable, des interventions éditoriales plus approfondies peuvent avoir lieu (révision éditoriale du texte).

La numérotation des pages du manuscrit, qui doit être effectuée au préalable par le service auteur, est contrôlée et, le cas échéant, complétée. Tout élément de manuscrit manquant doit être signalé sur-le-champ. La concordance des appels de note dans le texte avec les notes de bas de page doit également être vérifiée.

La concordance entre les différentes versions linguistiques d’un manuscrit est de la compétence et du ressort du service auteur. Cependant, le cas échéant, l’Office des publications peut assurer ladite concordance, pour autant que le service auteur accorde les délais suffisants.

Le but premier du toilettage des manuscrits est de faciliter le travail de composition, de manière à économiser ultérieurement des frais supplémentaires. La qualité du manuscrit fourni à l’imprimeur est donc un élément majeur pour la suite du processus de production. En se conformant aux indications concernant la préparation et la présentation des manuscrits (voir point 4.2) et en veillant à une qualité irréprochable du texte, les auteurs ont la possibilité de limiter les coûts de production, tout en rendant celle-ci plus rapide (le bon à tirer pouvant même être donné sur les premières épreuves).

Un manuscrit défectueux peut être renvoyé à son auteur.

Un bon manuscrit garantit une production rapide et de qualité.

Épreuves et corrections d’auteur

Les épreuves sont revues par les correcteurs, qui vérifient la correspondance du texte avec le manuscrit fourni et les règles en usage pour chaque langue. Un jeu de premières épreuves est envoyé en parallèle au service auteur pour approbation et insertion éventuelle de corrections d’auteur.

Les corrections d’auteur sur épreuves doivent être limitées à l’essentiel. Le service auteur veillera à effectuer ses corrections d’auteur de façon claire, lisible et telle que le correcteur ne soit pas contraint de réviser l’ouvrage ligne par ligne (corrections en rouge, bien visibles, éventuellement entourées ou marquées en marge; éviter d’annoter les corrections d’auteur sur un feuillet séparé).

L’imprimeur considère comme une correction d’auteur — facturée en supplément — toute correction sur épreuve qui diffère du manuscrit initial (améliorations, rectifications, harmonisations, mises à jour, clarifications résultant d’un manuscrit confus ou insuffisamment préparé…). À ce stade, on ne doit plus modifier des tournures de phrase, ni mettre à jour des données chiffrées reçues à la dernière minute et plus récentes que la période de référence de l’ouvrage, ni ajouter des signes de ponctuation dans le souci d’une perfection illusoire.

Tous les ajouts et les suppressions, de la simple virgule au paragraphe entier, sont des corrections d’auteur qu’il faut, dans la mesure du possible, éviter en raison des éventuels retards et des coûts qu’elles entraînent. Ces derniers peuvent atteindre des montants importants et, en apparence, disproportionnés par rapport aux corrections demandées. Une modification minime peut conduire à la recomposition de paragraphes entiers, à une nouvelle mise en pages de plusieurs feuillets ou même de tout l’ouvrage, avec une incidence éventuelle sur la pagination, sur la table des matières et sur les références à l’intérieur du texte ou de l’index (dans le cas de modifications jugées indispensables, c’est au service auteur qu’il incombe alors de répercuter les changements subséquents).

La composition exige généralement deux épreuves. En première épreuve, le correcteur effectue une relecture complète du texte en le comparant au manuscrit; il vérifie si tous les éléments du texte sont présents et si toutes les instructions typographiques ont été respectées. Une deuxième épreuve permet ensuite de vérifier les corrections apportées sur la première. Aucune correction d’auteur ne devrait être admise au stade de la deuxième épreuve.

En ce qui concerne les publications périodiques ou urgentes, et en fonction des délais, une date de clôture de rédaction doit être respectée par les services auteurs. Cette exigence permet non seulement de livrer dans les délais, mais aussi d’éviter les corrections d’auteur de dernière minute et, donc, des frais supplémentaires.

Enfin, il faut noter que l’Office des publications ne peut accepter d’exécuter des corrections d’auteur sans l’accord formel des services ordonnateurs.

Dernière mise à jour: 3.4.2019
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